Transforme ton trajet au travail en séance d’entraînement
Si tu vas au travail à vélo, les heures de selle sont déjà là. Pour en faire de l’entraînement, il faut un peu de préparation, parce qu’un trajet est une ligne fixe entre deux points : sa longueur colle rarement à la séance, et les premiers et derniers kilomètres traversent en général la ville. Ce guide explique quelles séances conviennent à un trajet, où placer les efforts, et que faire quand le trajet et la séance n’ont pas la même durée.
Choisis des séances adaptées au trajet
La plupart des trajets se prêtent surtout à l’endurance. Une sortie régulière en zone 2 s’accommode des arrêts, du sac à dos et des vêtements de tous les jours, et tu arrives échauffé plutôt que lessivé. Les blocs tempo et sweet spot fonctionnent si une partie du parcours est dégagée. Les séances courtes et dures comme la VO2 max sont plus difficiles à caser : elles demandent un vrai échauffement et une route dégagée, et tu arrives trempé.
Faire la séance dure au retour marche souvent mieux, quand personne ne t’attend à l’arrivée et que la douche est proche. Garde le trajet du matin tranquille.
Mets la ville dans l’échauffement et le retour au calme
Le début et la fin d’un trajet sont en général les parties lentes : carrefours, feux, passages piétons. C’est là que vont l’échauffement et le retour au calme, puisqu’ils n’exigent pas d’effort continu. Les efforts vont sur le tronçon du milieu, hors de la ville : une montée, une route tranquille le long de la vallée, une piste cyclable sans croisement.
Sur ce tronçon, compte les minutes entre deux arrêts, pas les kilomètres. Un bloc tempo de 10 minutes demande environ 10 minutes de route sans rien qui te fasse freiner.
Quand le trajet est plus long que la séance
Si le trajet est plus long que la séance, roule la séance et passe le temps en plus tranquillement, en zone 2, avant et après. Une séance tempo de 45 minutes sur un trajet de 70 minutes, ça va, tant que les efforts tombent sur la bonne partie de la route. Ne force pas la partie facile pour « en profiter ». C’est comme ça qu’un trajet se transforme en kilomètres pour rien.
Quand le trajet est plus court que la séance
Si la séance est plus longue que le trajet, fais un détour. Quitte la ligne directe là où elle est le moins agréable et ajoute une boucle au milieu, sur les routes qui conviennent aux efforts. Prépare-le la veille pour ne pas décider au premier carrefour. Un détour te permet aussi de choisir les routes des efforts, ce qu’un trajet direct permet rarement.
Vent et sécurité
Un trajet se fait dans les deux sens, donc le vent aide en général un sens et gêne l’autre. Pour une séance de fractionné sur le plat, fais les efforts face au vent : tu obtiens la puissance à vitesse plus basse, avec plus de temps pour réagir.
Les efforts durs détournent l’attention de la circulation : garde-les loin des routes passantes et roule une première fois un nouveau tracé à allure tranquille avant d’y faire des intervalles.
Des parcours en aller simple adaptés à la séance
Gritmaps planifie des sorties en aller simple comme des boucles. Sur la page de départ, passe de Boucle à Aller simple et choisis ton arrivée sur la carte, par recherche ou dans tes favoris. Avec la maison et le travail enregistrés en favoris, c’est vite réglé, et Inverser départ et arrivée retourne le trajet pour le retour. Indique ton heure de départ et le vent est annoncé pour ce moment.
Le réglage Temps disponible marche ici aussi : choisis combien de route facile ajouter autour de la séance, et ce temps se roule en zone 2. Si le trajet est plus court que la séance, le parcours fait un détour pour que la séance tienne. Dans les deux cas, les efforts sont placés sur les parties de route qui les portent, les routes passantes et les tronçons avec arrêts répétés sont pénalisés, et les carrefours comptent contre un intervalle quand ils le coupent. Le départ et l’arrivée doivent être à au moins 500 m l’un de l’autre. La génération de parcours est gratuite. Crée ton compte gratuit et planifie ton trajet de demain.

